Projets et réalisation
Qu’est-ce que le MAÉ[1] ?
Le myriophylle à épi est une plante aquatique exotique envahissante qui se retrouve dans des habitats variés : lacs, rivières, étangs, fossés de drainage. Elle représente une nuisance en formant des herbiers denses nuisant à la croissance d’espèces indigènes et rendant la pratique des activités de loisir et de villégiature difficile, voire impraticable. La feuille du myriophylle à épi, qui a l’apparence d’une plume, comporte de 12 à 24 paires de folioles. Implantée par leurs racines dans le fond du lac, les tiges atteignent la surface de l’eau où elles se ramifient et s’entrelacent pour former de véritables tapis flottants et très denses. Les fleurs et les fruits rougeâtres sont visibles sur le bout de l’épi émergent de l’eau. L’espèce est présente entre 1 et 5 mètres de profondeur.
Très prolifique, le myriophylle à épi peut compter sur plusieurs modes de reproduction, le principal étant la fragmentation. Pendant l’été, de façon naturelle, des fragments de tiges se détachent du plant parent et flottent vers un nouveau site à coloniser. Des racines se développent sur les fragments, ce qui favorise le succès d’établissement de la plante. La propagation est aussi accentuée par la fragmentation ou le faucardage des tiges et le déplacement de fragments par les embarcations (bateau, canot, kayak, pédalo, planche à pagaie), la natation et les animaux.
Freinons sa propagation!
Le myriophylle à épi une fois bien implanté dans un milieu est difficile, voire impossible à éradiquer. Les actions de prévention (lavage et inspection des embarcations) et de détection précoce (inventaires) doivent être privilégiées. La présence de cette espèce peut aussi affecter négativement la valeur des propriétés riveraines. Il est primordial d’éviter la dispersion de fragments dans le milieu.
- En faible densité, le myriophylle peut être retiré à la main. Étant très précise, cette méthode n’élimine pas complètement la plante, mais peut diminuer considérablement la densité des colonies si un suivi rigoureux est réalisé.
- La pose de toiles de jute sur des sites localisés afin de permettre la baignade et la navigation consiste à recouvrir la totalité de la superficie des colonies visées. Les toiles ont une durabilité de quelques années et vont sont biodégrader naturellement en 3 ou 4 ans.
- Enfin, une autre méthode de contrôle est d’éviter la propagation de la plante par le passage des bateaux. Certaines zones peuvent être confinées par la pose de bouées interdisant le passage et de panneaux d’information flottants.
Depuis 2017, le REPLB a fait du contrôle de l’envahissement du Myriophylle à épi, une de ses priorités. Depuis l’été 2018, le REPLB, ses résidents-membres, et la municipalité ont investi tout près de 200 000 $ en argent et en temps afin de combattre l’envahisseur. Le travail n’est pas terminé, mais les résultats à ce jour sont encourageants.
Le myriophylle à épis dans les médias :
2020
La Tribune – Myriophylle à épi: minuit moins une pour les Trois-Lacs
2019
Le Reflet du Lac – Myriophylle à épi: une urgence d’agir pour sauver les lacs
La Tribune – Myriophylle à épi : mobilisation pour « sauver les lacs »
Radio-Canada – Offensive contre le myriophylle à épis au lac d’Argent à Eastman
2018
Alliance pour un Programme national de gestion du MAÉ (vidéo)
2017
LaPresse – Plante «zombie» : plus d’une centaine de lacs menacés
2016
Radio-Canada – Le myriophylle à épi, le nouvel ennemi des lacs du Québec
LaPresse – Des lacs en guerre contre une «plante zombie»
[1] Sources :
Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (https://www.environnementestrie.ca/myriophylle-a-epis/)
Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (http://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-exotiques-envahissantes/myriophylle-epi/index.htm).
En septembre 2020, le Petit lac Brompton a été ensemencé de 650 truites mouchetées (ombles de fontaine).
